Jeudi 5 juin 2008
TITRE PROVOCATEUR... CERTES, MAIS CONCLUSION D'UNE HYPOTHESE... D'ECOLE!
 
Il était une fois un inspecteur de circonscription qui se retrouve devant un parent d'élève.
Ce charmant père de famille était venu amené une pétition signée par des parents d'élèves refusant de voir leur enfant inscrit sur un dossier informatique nommé "Base Elèves".
L' inspecteur considérant que les parents d'élèves signataires étaient sans doute manipulés par l'ennemi (!?), mal informés et surtout pas des citoyens autonomes capables de décider se mit en tête "d'inviter" les parents à une réunion d'information pour les persuader que base élèves était ni dangereux, ni démoniaque.
Il précisait en outre qu'il voulait voir des parents élus et pas des individus, sorte d'électrons libres non désignés par des voies démocratiques.

Il envoie un courrier à la directrice lui demandant de nous faire part de sa proposition et suggère trois dates: un mercredi, un jeudi et un vendredi. Et une heure : 17 heures!
La directrice nous fait part de l'invitation.

Echange chez les parents d'élèves : téléphone, courriels...etc. nous nous mettons d'accord sur le vendredi à 17 heures chacun de nous faisant un effort pour répondre à la proposition du cher inspecteur de circonscription.
Ce ne fut pas facile : Imaginez chers amis lecteurs que des parents ça travaille et leur journée ne s'arrête pas à 17 heures. De plus ils sont nombreux "élus et non élus" à vouloir se rendre à l'invitation

Entre temps ce cher inspecteur changea d'avis et nous fit savoir, par personne interposée (toujours la directrice de l'école) que le vendredi n'était plus possible pour lui. Croisement de courrier :  le notre fut déposé presque en même temps pour lui donner la date du vendredi. Tout celà dans les derniers jours du joli mois de mai.

Ce 6 juin nous n'avons toujours aucune lettre de sa part, ni excuses, ni nouvelles propositions.
Nous avions précisé sur notre courrier que nous avons une adresse postale et une boîte aux lettres ( pourquoi ce monsieur ne nous écrit donc pas directement ?).
Notre cher président ne parlait-il pas de remettre au goût du jour la politesse dans les écoles... les inspecteurs de l'éducation nationale sont-ils exemptés des gestes et paroles qui constituent la courtoisie.

Mais sans doute devait-il partir en week end ce vendredi 30 mai et, a-t-il oublié de nous faire une nouvelle invitation?
Remarquez bien, chers lecteurs, qu'on s'en fout un peu de son invitation... il n'avait pas l'intention de répondre à notre question :
Que deviennent les parents d'élèves qui refusent l'inscription de leur enfant sur un fichier informatique ?

Tout ceci nous paraît significatif de la considération portée aux parents d'élèves par l'état et ses sbires : ne pas les contacter comme des interlocuteurs autonomes, ne pas leur faire confiance, ne pas les considérer comme libres de leurs pensées et de leurs décisions, et croire qu'ils vont avaler tout cru la destruction du service publique de l'éducation... décidément les parents d'élèves sont des cons! CASSEZ-VOUS !



Un bel exemple ci dessous... et si on occupait nous aussi, une journée, une nuit, l'école de nos enfants... de façon symbolique ?


DES PARENTS D'ELEVES OCCUPENT L'ECOLE
(
c'est dans RUE 89)

Contre Darcos, les parents prennent le relais des profs

Par Marie Peterson | Etudiante | 04/06/2008 | 17H45

Un prof dans la manifestation du 22 mai à Paris (Benoit Tessier/Reuters).

Après la mobilisation du corps enseignant contre les réformes du ministre de l'Education Xavier Darcos, c'est au tour des parents d'élèves de prendre le relais. L'école élémentaire Charles-Hermite dans le XVIIIe arrondissement de Paris est ainsi occupée depuis vendredi. Mardi après-midi, ce sont cinq femmes qui occupent le bureau de la directrice. Deux d'entre elles refusent de se prononcer ou de donner leur nom.

Sabine Baroux, représentante des parents d'élèves au conseil de l'école, explique que le mouvement est venu des parents et des enseignants: "Nous sommes indépendantes", ajoute-t-elle avec une pointe de fierté. Dans d'autres établissements, comme l'école Saint-Merri, dans le IVe arrondissement, ce sont les associations de parents d'élèves qui ont pris l'initiative.

A Charles-Hermite, la mobilisation vient de commencer: "Pour l'instant c'est soft, mais ça pourrait devenir plus virulent." Elle reste symbolique pour l'instant: une banderole "Pour l'école de la République" déployée à l'entrée, des distributions de tracts et des échanges avec les autres parents, dont une bonne partie parle mal français. Mais les élèves sont accueillis normalement, et les cours ont lieu. Les parents espèrent motiver de nouveaux participants pour occuper d'autres lieux clés de l'établissement.

Eviter aux profs de perdre trop d'argent en multipliant les journée de grève

Dans cette école située en zone d'éducation prioritaire, les récents mouvements de grève des enseignants a été bien suivi, entraînant le fermeture de l'établissement à plusieurs reprises. Parfois, une seule classe fonctionnait. Pourtant, ce mardi, seuls deux enseignants étaient en grève, dont un qui devrait être de retour dès jeudi. Les parents entendent donc "prendre le relais". Pour éviter aux profs de trop lourdes retenues sur leur fiche de paye:

La directrice de l'école, quant à elle, considère que l'action des parents est un "encouragement et un témoignage" à l'égard des enseignants: Les parents d'élèves affirment être en contact avec d'autres établissements, comme l'école élémentaire Belliard, dans le XVIIIe arrondissement, sans qu'une vraie coordination se soit mise en place pour l'instant, à l'échelle de l'arrondissement ou de la ville. 

Boulot oblige, beaucoup d'entre eux ne peuvent rester sur les lieux en permanence. Mardi à 14h30, l'occupation de l'école Ménilmontant n'était assurée que par une seule maman. La directrice de l'école, qui par "prudence" vis-à-vis du rectorat, a refusé de se prononcer au sein de l'établissement, est solidaire du mouvement.

Contre la réforme de la carte scolaire et les nouveaux programmes

Les revendications des parents rejoignent celles des professeurs: ils récusent la mise en concurrence des établissements scolaires avec la suppression de la carte scolaire, et les nouveaux programmes qui, selon eux, ne placent pas la réflexion mais le "par cœur" au centre de l'apprentissage.

Surtout, c'est la question des fichiers base élèves qui scandalisent.Sur son site, la FCPE des Pyrénées Atlantiques dénonce ce fichage en donnant l'exemple d'une expérimentation à l'école primaire de Monein: une classe de CM2 a eu à remplir un questionnaire d'évaluation dont la dernière partie portait sur des questions personnelles comme la nationalité et les conditions de vie de enfants chez eux. Cette évaluation était ensuite immédiatement renvoyée au ministère sans passer par les enseignants.

A l'approche des vacances, un risque de démobilisation

La mobilisation de la FCPE est particulièrement forte en Loire-Atlantique, où le secrétaire générale de FCPE 44 affirmait mardi qu'une centaine d'écoles étaient mobilisées de manière plus ou moins intense, les cours étant assurés ou non, selon les établissements.
L'association, proche des enseignants dans leur combat, appelle à une plus grande mobilisation et assure un prochain durcissement, avec des "actions coup de poing" .
Mais comment poursuivre le mouvement, alors que les vacances scolaires se profilent? "C'est une bonne question", répond une représentante des parents d'élèves de Charles-Hermite. Elle espère que l'affaire sera réglée avant les vacances, sans quoi il faudra attendre une éventuelle reprise du mouvement à la rentrée.


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